Dans le cadre des Journées Nationales Prison, un débat à La Réunion

Le 27 novembre dernier, le Groupe Local de Concertation Prison (GLCP) de l’Île de la Réunion a organisé dans les locaux de la mairie de Saint-Denis un débat sur le thème des journées nationales prison : « Justice, prison, sortir du cercle vicieux ».

Une quarantaine de personnes avaient répondu à l’invitation des organisations membres du GLCP. Salomée Roy, présidente de la section de l’ANVP, a présenté les intervenants au débat et le déroulement de la soirée.

A la tribune, de gauche à droite, Xavier Denecker (président de l’ANVP), Didier Avril, référent TIG, Lionel Grand, directeur adjoint du CD du Port, Vincent Ravoisier, directeur adjoint du CP de Domenjod, Océane Laburre, coordinatrice justice restaurative, Philippe Arhan, directeur du SPIP et Salomée Roy, présidente de la section ANVP de La Réunion

La Réunion compte trois établissements pénitentiaires : une maison d’arrêt à Saint-Pierre (au sud), un centre de détention au Port (à l’ouest) et un centre pénitentiaire ouvert en 2008 à Domenjod, près de Saint-Denis (dans le nord de l’île), qui inclut une maison d’arrêt pour hommes et pour femmes, un quartier pour mineurs, un centre de détention pour les femmes et un quartier de semi-liberté. Au total, 1050 personnes sont incarcérées dans le département.

Philippe Arhan, directeur du SPIP et les directeurs adjoints des établissements de Domenjod et du Port ont insisté sur l’individualisation du parcours de peine. L’objectif, ont-ils dit, est que dès le premier jour de leur incarcération, les personnes soient mises en situation de pouvoir reconstruire un projet de vie. Deux court-métrages ont précédé leurs interventions. L’un avait pour sujet l’atelier chantier d’insertion de Domenjod, confié à une filiale du groupe SOS. Une douzaine de personnes détenues sont employées par cette filiale pour des travaux de maraichage et de pisciculture. L’autre film présentait l’activité de médiation animale au centre de détention du Port. Des personnes détenues apprennent à dresser des chiens, dont certains ont été autant cabossés qu’elles par la vie.

« Comment se préparer à sortir de la prison ? » pourrait être le titre de la première partie du débat. La seconde a été consacrée aux peines alternatives à la prison. Le chiffre de 200 personnes placées sous surveillance électronique, en croissance de 70% par rapport à l’an dernier, a été cité. Le référent du travail d’intérêt général (TIG) pour La Réunion et Mayotte, nommé il y a deux mois, a expliqué en quoi consiste le TIG et quelle est la mission qui lui a été confiée. Il s’agit en particulier de convaincre de nouvelles collectivités, associations et entreprises de l’économie sociale et solidaire, d’accueillir des personnes condamnées, à travailler gratuitement pour réparer les préjudices qu’elles ont causés.

Enfin, la représentante de l’Institut Français pour la Justice Restaurative à La Réunion a expliqué le concept de « justice restaurative », qui propose à des auteurs de délits ou de crimes ainsi qu’aux victimes un espace de dialogue structuré. Deux rencontres détenus-victimes ont été organisées cette année à la Réunion, et ont été qualifiées de succès par les participants.

Le président de l’ANVP, de passage à La Réunion, avait été invité à animer le débat, qui a donné lieu à de nombreuses questions. La section locale de l’ANVP avait organisé un pot de l’amitié qui a permis, après le débat, de poursuivre les échanges de manière informelle.

Un article sur la soirée a été publié le lendemain dans le Quotidien de La Réunion.

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